samedi 8 mars 2014

Journée Internationale des Droits des Femmes - Nice 8 mars 2014




NOUS VOULONS L’ÉGALITÉ !


Non, pour les droits des femmes, la vie n'est
pas un long fleuve tranquille.

Comme d'habitude, en période de crise, ce sont les droits des femmes qui sont les premiers remis en cause: attaques tous azimuts contre les ABCD de l’Égalité, campagnes de retrait des enfants de l'école contre une soi-disant "théorie du genre" , recul sur la PMA (procréation médicalement assistée), volonté de certain-e-s député-e-s de dérembourser l'avortement, …

Ces forces réactionnaires et patriarcales prônent la «complémentarité des sexes» en vertu d'un supposé ordre naturel : aux femmes les tâches ménagères et éducatives , aux hommes la carrière professionnelle.

Ce que ces forces refusent dans le projet «ABCD de l'égalité», c'est la lutte contre les inégalités filles/garçons. D'après elles, ces inégalités ne seraient pas construites par la société mais données à la naissance, autrement dit elles seraient innées...

Une société inégalitaire, immuable, où chacun-e a une place définie pour toujours et où les femmes héritent toujours de la portion congrue, c’est la société patriarcale et capitaliste contre laquelle le mouvement féministe s’est construit et contre laquelle il lutte toujours.

Ces mouvements sont rejoints idéologiquement par une extrême-droite nauséabonde, antisémite et raciste, qui relève la tête partout en Europe et qui se fait fort d’en finir avec les droits des femmes, des lesbiennes et des gays. La volonté de supprimer le droit à l'avortement en Espagne notamment en est une illustration.

Face à ces offensives, au lendemain de la "manif pour tous" le gouvernement a reculé honteusement en repoussant l'examen de la loi famille et en rejetant de fait la PMA.

Sa politique d'austérité économique et sociale aggrave et dégrade encore plus la situation des femmes (80% des travailleurs pauvres sont des travailleuses ! ) : Pacte de responsabilité signé avec le MEDEF, dégradation des services publics, contre-réforme des retraites, aucune revalorisation des bas salaires...

Quant à la loi Hôpital Patients Santé Territoire (H.P.S.T.) qui démantèle l’hôpital public provoquant déjà la fermeture de plus de 1000 maternités avec plus de 160 centres IVG, mettant de fait en péril l’accès à l’avortement, elle reste en l'état !

On ne fait pas barrage aux offensives sexistes, réactionnaires et patriarcales en reculant face à
elles, au contraire c’est en instaurant la justice sociale et en marchant d’un pas affirmé vers l’égalité et le progrès social qu’on les anéantira.

Nous, féministes, appelons à la mobilisation et à la
résistance contre les idées d'’extrême-droite et
tous les intégrismes.

Nous, féministes d'aujourd'hui, nous nous battons
pour une société égalitaire et solidaire pour
toutes et tous.

8 mars :
Journée internationale pour les droits
des femmes
Journée de luttes et de revendications
partout dans le monde

Ce que nous voulons :

LE DROIT A DISPOSER DE NOTRE PERSONNE :
- L'accès libre et gratuit à l'IVG et à la contraception
- Des centres d'IVG dans tous les hôpitaux avec le choix de la méthode
et un personnel dédié
- L'abrogation de la loi HPST et de la tarification à l'activité qui participe
à la destruction de notre service public de santé
- La PMA pour toutes les femmes, le refus de la GPA (gestation pour
autrui = mère-porteuse)
- Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes comprenant une
éducation non sexiste et non lesbo-homophobe à tous les stades de la
scolarité et les moyens de son application

NOTRE AUTONOMIE FINANCIÈRE ET SOCIALE :
- La revalorisation des bas salaires concernant surtout les femmes, la
revalorisation des métiers et l’augmentation des salaires dans tous les
secteurs professionnels dits "féminins"
- L'abrogation de la loi de juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi
- Un véritable service public de la petite enfance et des personnes
dépendantes.

L’ÉGALITÉ DES DROITS :
- Le droit de vote pour les étrangères et étrangers.
- Un statut autonome pour les femmes étrangères.
- La régularisation de tou-te-s les sans papier-e-s
- Le droit d'asile pour les femmes persécutées pour fait de sexisme et
de lesbophobie


photos : CDDF06




























dimanche 5 janvier 2014

Mobilisation contre la restriction du droit à l'IVG en Espagne - Nice 5 janvier 2014

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout, pour toutes et sans conditions

Le gouvernement espagnol s'apprête à faire voter une loi interdisant l'avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants où aura lieu l'avortement.

Ce projet de loi aura aussi un retentissement sur les femmes en France car la loi ne permet d'avorter que dans un délai de 12 semaines. Les femmes ayant dépassé ce délai ne pourront plus aller avorter en Espagne comme c'est le cas actuellement.

Même si en France l'avortement est toujours autorisé, son accès est de plus en plus difficile du fait des politiques d'austérité et de casse des services publics, des choix politiques en matière de santé, de la complexité de la procédure et de l'existence d'un délai.

Parce que 
La maternité n'est pas un devoir

Parce que
L'avortement est un droit

Parce que 
Les femmes ne sont pas des mineures
et qu'elles ont le DROIT de décider

Parce que 
Le recul des droits des femmes est un recul des droits humains

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout, pour toutes et sans conditions

Rassemblement le dimanche 5 janvier 2014 à 15 h devant le Consulat espagnol de Nice 4 boulevard Jean Jaurès.

photo CDDF06













lundi 25 novembre 2013

Monument aux Mortes - Marche contre les violences faites aux femmes - Nice 25 novembre 2013

2013 : les violences contre les femmes continuent !
Les violences faites aux femmes nous concernent toutes et tous.
  • Elles impactent tous les milieux sociaux, tous les territoires, tous les pays.
  • Elles sont présentes partout dans le monde car les inégalités femmes / hommes et la domination masculine persistent.
  • Elles sont multiformes : viols et autres agressions sexuelles, violences conjugales (physiques mais aussi psychologiques, économiques, sexuelles), harcèlement sexuel, mutilations sexuelles, prostitution, mariage forcé, lesbophobie, etc


Pour exiger des lois adaptées à l'éradication de toutes les violences faites aux femmes

MARCHE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Lundi 25 novembre Place Garibaldi Nice 18 h

Les mouvements féministes dénoncent fortement, depuis des décennies, toutes ces formes de violences dont les conséquences dramatiques sont accrues par le contexte économique et social actuel où il est plus que difficile de trouver du travail, une formation, et/ou à se loger. Le dispositif législatif, arraché de longue lutte par les mouvements féministes, reste incomplet et mal appliqué.
La loi à élaborer ne doit pas se contenter de poser l'interdit mais aussi protéger, secourir les victimes et surtout empêcher leur re-victimisation .
Actuellement, le parcours de justice des victimes est semé d'embûches, et beaucoup d'auteurs de violences continuent de bénéficier de l'impunité ce qui décourage les femmes agressées de porter plainte.
Le projet de loi «pour l'égalité entre les femmes et les homme » qui doit passer à l'Assemblée nationale en décembre, ne relève ni ne tient compte du rapport évident qu'il y a entre violences et inégalité.
Pire, le Sénat a voté en dernière minute, un amendement « visant à préserver l'autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l'enfant, en cas de séparation des parents». Dans cet amendement les violences perpétrées sur la mère et/ou sur les enfants sont, complètement ignorées :il y est prévu que les femmes qui s'éloigneront pour se mettre en sécurité et/ou dénonceront des violences sexuelles sur leurs enfants seront passibles de sanctions !
Les mouvements féministes demandent le retrait de cet amendementcontraire à la reconnaissance de la/les victime-s, à l'égalité des droits et à la prise en compte des violences familiales.
Ce projet de loi doit s'appuyer sur les revendications des féministes car celles ci sont construites en référence à la réalité de ce que vivent les femmes victimes de violences et non sur des stéréotypes patriarcaux, sexistes et lesbophobes.
Nous réclamons, encore une fois*, une loi-cadre qui prenne en compte nos revendications,
> contre toutes les violences faites aux femmes.
Entre autres :
  • l'extension de l'ordonnance de protection à toutes les femmes victimes de violences,
  • la prise en compte des conséquences des violences au travail par la mise en œuvre de mesures concrètes,
  • que l'éducation non sexiste et non homophobes soit inscrite dans les programmes scolaires,
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes victimes de violences,
  • la création et le renforcement de centres d'hébergement et d'accueil dédiés et gérés par des associations spécialisées
  • l'obtention d'une carte de résidente pour toute femme demandant l'asile parce que menacée ou victime de violences lesbophobes et/ou de violences sexistes et/ou de violences sexuelles,
  • l'interdiction de la résidence alternée lors d'un divorce en cas de violences sur les femmes ou les enfants...
*Le Collectif National pour les Droits des Femmes a élaboré en 2006 une loi-cadre contre les violences faites aux femmes prenant en compte la globalité des violences et l'ensemble des mesures nécessaires pour les faire reculer. Partant de ce travail, une loi a été votée en juillet 2010, mais elle est bien insuffisante. Le Cndf a «toiletté» sa loi en 2013. Nous demandons qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale et du Sénat, débattue et votée !
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Une autre loi est en préparation « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ». Ce projet de loi reconnaît, conformément à la tradition abolitionniste de la France, que la prostitution est une violence, qu'elle n'est ni un choix, ni un métier, elle abroge le délit de racolage qui fait peser le poids de la répression sur les victimes. Elle constitue une avancée .
Pour les féministes encore, l'accès au titre de séjour, pour les personnes étrangères désireuses de quitter la prostitution, doit être de plein droit et non soumis au pouvoir discrétionnaire des préfets.
C'est pourquoi, les féministes demandent l'élaboration d'une loi radicalement abolitionniste, une loi qui s'engage à aider, sans détours, y compris juridiquement, les personnes prostituées, une loi qui condamne et poursuit le système prostitueur afin d'éradiquer le proxénétisme et la traite.

photos : CDDF06