dimanche 1 mars 2015

Egalité réelle entre les femmes et les hommes dans les Alpes-Maritimes - 1er Mars 2015

SIGNONS LA PÉTITION pour inciter les élu.e.s des Alpes-Maritimes à développer une culture de l'égalité entre les femmes et les hommes dans les politiques territoriales
 http://goo.gl/3aGzn7 


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LETTRE OUVERTE
du Collectif Départemental pour les Droits des Femmes 06
1er Mars 2015
A l'attention de
- Presse
- Président du Conseil général des Alpes-Maritimes
- Présidents des intercommunalités : Métropole Nice-Côte d’Azur, CA Sophia-Antipolis, CA Pays de Lérins, CA Pays de Grasse, CA Riviera française, CC Pays des Paillons, et les villes qui les composent
- Maire de Nice

Objet : égalité réelle entre les femmes et les hommes

Madame, Monsieur,

Le Collectif Départemental pour les Droits des Femmes 06 (CDDF06) constate que les collectivités territoriales des Alpes-Maritimes (Conseil général, intercommunalités et communes) sont très frileuses en matière de politiques publiques en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes.  

Pour le CDDF06, l'égalité entre les femmes et les hommes est un pilier de la démocratie.
C’est, en France, un principe constitutionnel (cf. préambule de la Constitution 1946, article premier de la Constitution 1958) et c'est également un des principes fondamentaux du droit communautaire européen et de son modèle social.
Or, en dépit de nombreux progrès accomplis, l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie quotidienne est loin d’être une réalité. De graves inégalités politiques, économiques sociales et culturelles persistent.
Il existe pourtant des lois et des textes réglementaires qui permettraient cette égalité entre les femmes et les hommes.

·         Au niveau national,
L
a loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes apporte une gamme d’outils législatifs pour aller vers plus d’égalité dans les sphères privée, professionnelle et publique.
Les niveaux départemental et communal, proches de la population, représentent, pour appliquer cette loi, des niveaux d’interventions efficaces.

·         Au niveau européen, la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a été élaborée, en 2006, par le Conseil des Communes et Régions d'Europe. http://www.afccre.org/mailing/Charte-%C3%A9galit%C3%A9-FR.pdf

Vous n’êtes pas sans savoir que les collectivités locales et régionales d’Europe sont invitées à la signer, à prendre publiquement position sur le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes, et à mettre en œuvre, sur leur territoire, les engagements qui y sont définis.
Chaque signataire doit rédiger un Plan d’actions pour l’égalité qui fixe les priorités, les actions et les ressources nécessaires à sa réalisation.. Il doit, également, engager de larges consultations avant l’adoption du Plan d’actions et, avec régularité, rendre compte publiquement des progrès réalisés.

Cette charte a déjà été signée par de nombreuses collectivités territoriales de notre pays : 118 communes, 23 conseils généraux, 15 conseils régionaux (dont le Conseil Régional PACA), 18 structures intercommunales.

Force est de constater que les Alpes-Maritimes, sont bien en retard en ce qui concerne ces politiques publiques pour l'égalité entre les femmes et les hommes :

·          Le Conseil général des Alpes-Maritimes n'a pas encore signé la Charte (alors qu'ont déjà signé depuis plusieurs années : Allier, Bas Rhin, Bouches du Rhône, Charente, Cher, Côtes d'Armor, Essonne, Finistère, Gard, Gers, Ille et Vilaine, Isère, Loire Atlantique, Martinique, Nord, Puy de Dôme, Pyrénées Atlantiques, Saône et Loire, Seine Maritime, Seine et Marne, Val d'Oise, Val de Marne, Vaucluse, etc)

·          La ville de Nice et la Métropole Nice-Côte d'Azur sont les deux seules collectivités des Alpes-Maritimes a avoir signé cette Charte Européenne en 2012, mais depuis (3 ans), elles n'ont toujours ni conçu, ni mis en œuvre un quelconque Plan d'actions...

Dans ce contexte le Collectif Départemental pour les Droits des Femmes 06, demande aux responsables politiques des Alpes-Maritimes (Conseil général, intercommunalités et communes), élu.e.s pour servir les citoyen.ne.s, de se mobiliser urgemment afin de promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes sur les territoires maralpins. Pour cela, ils doivent impérativement :
- signer la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, si ce n’est pas encore fait.
- concevoir et mettre en œuvre un Plan d'actions pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

afin de passer concrètement de l'égalité de droits à l'égalité réelle, entre les hommes et les femmes, conditions sine qua non d’un meilleur vivre ensemble dans les Alpes-Maritimes.

mardi 25 novembre 2014

Manifestation contre les violences faites aux femmes - Nice 25 novembre 2014

2014 : nous n’en avons toujours pas fini avec les violences faites aux femmes 




La société dans laquelle nous vivons n’est pas égalitaire. Les hommes exercent sur les femmes des rapports de domination qui se manifestent dans tous les domaines de la vie. Tout rapport de domination se maintient par la violence et l'éducation.

Ces violences contre les femmes sont universelles car la domination masculine est partout. Elles sont particulièrement utilisées comme arme de guerre lors des conflits armés, comme par exemple au Congo, où 500 000 femmes ont été violées depuis 1996, et légitimées par les intégrismes religieux.

Elles prennent différentes formes : viols et autres agressions sexuelles, violences conjugales (physiques mais aussi psychologiques, économiques, sexuelles), violences au travail, harcèlement sexuel, mutilations sexuelles, prostitution, mariage forcé, sexisme, lesbophobie, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes qui sont, elles, victimes de double violence.

La crise que nous vivons ébranle l’ensemble de notre société. Elle frappe d'abord  les femmes et plus durement encore les femmes précarisées : 80% du travail à temps partiel est occupé par des femmes, et les retraites des femmes sont inférieures de 40% à celles des hommes. Elles sont rendues encore plus vulnérables par les politiques d’austérité, la casse des services publics, les attaques généralisées contre l’ensemble des droits. Le délitement du terreau social crée aussi une violence sociale généralisée, favorisant les violences spécifiques à l’encontre des femmes.

C’est à la société de signifier clairement l’interdiction des violences faites aux femmes, de protéger les victimes, de rendre la justice ! C'est à l'Etat et à la société de se donner de réels moyens financiers et humains pour lutter contre ces violences et pour que les discours deviennent réalité.

Or la société tolère encore les violences faites aux femmes ! Le gouvernement a capitulé devant une minorité défendant des idées réactionnaires en réduisant la loi famille à une peau de chagrin, en supprimant les ABCD de l’Égalité, qui n’étaient qu’un timide début d’une éducation à l’égalité non sexiste. Ces ABCD doivent être rétablis, renforcés et étendus à tous les stades de la scolarité. Ils servent, entre autres, à prévenir les violences faites aux femmes.
Quant au  Ministère des Droits des Femmes, il a disparu en plein exercice, symbole flagrant de l’ambiguité (à la place de désintéressement, car il y a quand même eu des choses de faites) du gouvernement sur la question des droits des femmes.

NOUS RÉCLAMONS COMME EN ESPAGNE UNE LOI-CADRE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES prenant en compte la globalité des violences et l'ensemble des mesures nécessaires pour les faire reculer  La loi  votée en juillet 2010 elle est bien insuffisante. Nous demandons que la nouvelle version proposée par le CNDF soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale et du Sénat, débattue et votée !

Rassemblons-nous le 25 novembre à 18h pour réclamer une vraie politique de lutte contre toutes les violences faites à toutes les femmes !

photos : CDDF06

















lundi 14 avril 2014

FITLANE réactive la femme-objet dans sa campagne publicitaire - Nice 14 avril 2014

Communiqué de presse du Collectif 06 pour les Droits des Femmes
Nice, lundi 14 avril 2014

Copie à
Fitlane fitness center
Métropole Nice Côte d’Azur (Régie directe des transports publics métropolitains et sa régie publicitaire)
Mairie de Nice

FITLANE réactive la femme-objet dans sa campagne publicitaire
LA METROPOLE Nice Côte d’Azur la diffuse allègrement dans l’espace public et sur les bus de son réseau de transport publics !

Non à la marchandisation de l'espace public !
Non aux publicités sexistes !

Nous Collectif 06 pour les droits des femmes (CDDF 06) refusons la marchandisation de l’espace public !
Les collectivités territoriales françaises (Métropole, Mairie, etc) utilisent le partenariat public-privé avec JC Decaux et Clear Channel pour marchandiser l’espace public et monétiser le temps de cerveaux disponibles de leurs habitants et visiteurs.
L'espace public ne doit pas devenir un étalage marchand permanent mais être gardé dans sa fonction première de sociabilisation des citoyens et des citoyennes.
Les pubs sont maintenant partout, car elles ont envahi l’espace public : affiches dans les rues, sur les abris-bus (panneaux vitrés 120x176cm), sur les bus, sur les murs, sur les immeubles, au bord des routes (panneaux 4x3m), etc…

Nous Collectif 06 pour les droits des femmes (CDDF 06) rejetons toutes publicités sur l'espace public, surtout celles qui sont sexistes !
Les pubs qui exploitent la nudité des femmes pour vendre
Les pubs qui multiplient les clichés misogynes
Les pubs qui réduisent la diversité des femmes à une seule norme de féminité
Les pubs qui instrumentalisent les femmes comme femmes-objets
Les pubs qui fabriquent UN modèle irréel de « Femme » à base de mises en scène porno-chic, de stéréotypes sexistes et d’images trafiquées : toujours plus jeune, plus mince, plus lisse, plus disponible, plus offerte, plus passive, dépendante et soumise !

En janvier 2014, Numéricable envahissait les rues de Nice (et tout le territoire français) avec une campagne publicitaire basée sur le dénigrement des femmes
« Téléchargez aussi vite que votre femme change d’avis ».

En ce début d’avril, c’est au tour de FITLANE (fitness center) avec sa publicité : un gros plan sur les fesses d’une femme (cf. photo ci-après)


Le visuel (retouché numériquement) exerce une pression uniquement sur les femmes alors que les fitness centers de FITLANE sont mixtes.

L’accroche « Prête pour l'été…Et vous ? » se présente comme une interrogation mais agit comme une injonction/culpabilisation.

Le cadrage photographique (gros plan sur des fesses) est symptomatique de la réduction des femmes à une partie de leur corps (ici les fesses).
Ce cliché sexiste est typique du morcellement des corps opéré par le régime des images pornographiques.

Enfin, cette publicité agit comme un vecteur de promotion d’une norme de beauté et de féminité : fesses bien galbées en perspective d'une exhibition estivale…
Ce modèle unique fait l’impasse sur la diversité des formes des femmes et crée des complexes, une certaine perte de l'estime de soi, etc.

FITLANE, les femmes fréquenteront vos salles de fitness (si elles le font malgré une telle stratégie de promotion commerciale !) pour la qualité de vos services et de votre personnel, et non parce que vous les aurez culpabilisées et traitées comme des morceaux de viande !

Métropole, Mairie, votre mission est d'assurer la tranquillité publique, le bien vivre-ensemble, et non de laisser stigmatiser une partie de la population par des affiches publicitaires sexistes dans l’espace public !

Le Collectif 06 pour les droits des femmes (CDDF 06) s'insurge contre une telle offensive commerciale sexiste et suggère fortement à la municipalité niçoise de mettre en oeuvre une charte éthique de l’affichage publicitaire et de gérer l'espace public d'affichage en régie directe. Cela permettrait peut-être une véritable expression citoyenne utile et nécessaire au bien vivre ensemble des niçois.e.s !

samedi 8 mars 2014

Journée Internationale des Droits des Femmes - Nice 8 mars 2014




NOUS VOULONS L’ÉGALITÉ !


Non, pour les droits des femmes, la vie n'est
pas un long fleuve tranquille.

Comme d'habitude, en période de crise, ce sont les droits des femmes qui sont les premiers remis en cause: attaques tous azimuts contre les ABCD de l’Égalité, campagnes de retrait des enfants de l'école contre une soi-disant "théorie du genre" , recul sur la PMA (procréation médicalement assistée), volonté de certain-e-s député-e-s de dérembourser l'avortement, …

Ces forces réactionnaires et patriarcales prônent la «complémentarité des sexes» en vertu d'un supposé ordre naturel : aux femmes les tâches ménagères et éducatives , aux hommes la carrière professionnelle.

Ce que ces forces refusent dans le projet «ABCD de l'égalité», c'est la lutte contre les inégalités filles/garçons. D'après elles, ces inégalités ne seraient pas construites par la société mais données à la naissance, autrement dit elles seraient innées...

Une société inégalitaire, immuable, où chacun-e a une place définie pour toujours et où les femmes héritent toujours de la portion congrue, c’est la société patriarcale et capitaliste contre laquelle le mouvement féministe s’est construit et contre laquelle il lutte toujours.

Ces mouvements sont rejoints idéologiquement par une extrême-droite nauséabonde, antisémite et raciste, qui relève la tête partout en Europe et qui se fait fort d’en finir avec les droits des femmes, des lesbiennes et des gays. La volonté de supprimer le droit à l'avortement en Espagne notamment en est une illustration.

Face à ces offensives, au lendemain de la "manif pour tous" le gouvernement a reculé honteusement en repoussant l'examen de la loi famille et en rejetant de fait la PMA.

Sa politique d'austérité économique et sociale aggrave et dégrade encore plus la situation des femmes (80% des travailleurs pauvres sont des travailleuses ! ) : Pacte de responsabilité signé avec le MEDEF, dégradation des services publics, contre-réforme des retraites, aucune revalorisation des bas salaires...

Quant à la loi Hôpital Patients Santé Territoire (H.P.S.T.) qui démantèle l’hôpital public provoquant déjà la fermeture de plus de 1000 maternités avec plus de 160 centres IVG, mettant de fait en péril l’accès à l’avortement, elle reste en l'état !

On ne fait pas barrage aux offensives sexistes, réactionnaires et patriarcales en reculant face à
elles, au contraire c’est en instaurant la justice sociale et en marchant d’un pas affirmé vers l’égalité et le progrès social qu’on les anéantira.

Nous, féministes, appelons à la mobilisation et à la
résistance contre les idées d'’extrême-droite et
tous les intégrismes.

Nous, féministes d'aujourd'hui, nous nous battons
pour une société égalitaire et solidaire pour
toutes et tous.

8 mars :
Journée internationale pour les droits
des femmes
Journée de luttes et de revendications
partout dans le monde

Ce que nous voulons :

LE DROIT A DISPOSER DE NOTRE PERSONNE :
- L'accès libre et gratuit à l'IVG et à la contraception
- Des centres d'IVG dans tous les hôpitaux avec le choix de la méthode
et un personnel dédié
- L'abrogation de la loi HPST et de la tarification à l'activité qui participe
à la destruction de notre service public de santé
- La PMA pour toutes les femmes, le refus de la GPA (gestation pour
autrui = mère-porteuse)
- Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes comprenant une
éducation non sexiste et non lesbo-homophobe à tous les stades de la
scolarité et les moyens de son application

NOTRE AUTONOMIE FINANCIÈRE ET SOCIALE :
- La revalorisation des bas salaires concernant surtout les femmes, la
revalorisation des métiers et l’augmentation des salaires dans tous les
secteurs professionnels dits "féminins"
- L'abrogation de la loi de juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi
- Un véritable service public de la petite enfance et des personnes
dépendantes.

L’ÉGALITÉ DES DROITS :
- Le droit de vote pour les étrangères et étrangers.
- Un statut autonome pour les femmes étrangères.
- La régularisation de tou-te-s les sans papier-e-s
- Le droit d'asile pour les femmes persécutées pour fait de sexisme et
de lesbophobie


photos : CDDF06




























dimanche 5 janvier 2014

Mobilisation contre la restriction du droit à l'IVG en Espagne - Nice 5 janvier 2014

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout, pour toutes et sans conditions

Le gouvernement espagnol s'apprête à faire voter une loi interdisant l'avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants où aura lieu l'avortement.

Ce projet de loi aura aussi un retentissement sur les femmes en France car la loi ne permet d'avorter que dans un délai de 12 semaines. Les femmes ayant dépassé ce délai ne pourront plus aller avorter en Espagne comme c'est le cas actuellement.

Même si en France l'avortement est toujours autorisé, son accès est de plus en plus difficile du fait des politiques d'austérité et de casse des services publics, des choix politiques en matière de santé, de la complexité de la procédure et de l'existence d'un délai.

Parce que 
La maternité n'est pas un devoir

Parce que
L'avortement est un droit

Parce que 
Les femmes ne sont pas des mineures
et qu'elles ont le DROIT de décider

Parce que 
Le recul des droits des femmes est un recul des droits humains

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout, pour toutes et sans conditions

Rassemblement le dimanche 5 janvier 2014 à 15 h devant le Consulat espagnol de Nice 4 boulevard Jean Jaurès.

photo CDDF06













lundi 25 novembre 2013

Monument aux Mortes - Marche contre les violences faites aux femmes - Nice 25 novembre 2013

2013 : les violences contre les femmes continuent !
Les violences faites aux femmes nous concernent toutes et tous.
  • Elles impactent tous les milieux sociaux, tous les territoires, tous les pays.
  • Elles sont présentes partout dans le monde car les inégalités femmes / hommes et la domination masculine persistent.
  • Elles sont multiformes : viols et autres agressions sexuelles, violences conjugales (physiques mais aussi psychologiques, économiques, sexuelles), harcèlement sexuel, mutilations sexuelles, prostitution, mariage forcé, lesbophobie, etc


Pour exiger des lois adaptées à l'éradication de toutes les violences faites aux femmes

MARCHE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Lundi 25 novembre Place Garibaldi Nice 18 h

Les mouvements féministes dénoncent fortement, depuis des décennies, toutes ces formes de violences dont les conséquences dramatiques sont accrues par le contexte économique et social actuel où il est plus que difficile de trouver du travail, une formation, et/ou à se loger. Le dispositif législatif, arraché de longue lutte par les mouvements féministes, reste incomplet et mal appliqué.
La loi à élaborer ne doit pas se contenter de poser l'interdit mais aussi protéger, secourir les victimes et surtout empêcher leur re-victimisation .
Actuellement, le parcours de justice des victimes est semé d'embûches, et beaucoup d'auteurs de violences continuent de bénéficier de l'impunité ce qui décourage les femmes agressées de porter plainte.
Le projet de loi «pour l'égalité entre les femmes et les homme » qui doit passer à l'Assemblée nationale en décembre, ne relève ni ne tient compte du rapport évident qu'il y a entre violences et inégalité.
Pire, le Sénat a voté en dernière minute, un amendement « visant à préserver l'autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l'enfant, en cas de séparation des parents». Dans cet amendement les violences perpétrées sur la mère et/ou sur les enfants sont, complètement ignorées :il y est prévu que les femmes qui s'éloigneront pour se mettre en sécurité et/ou dénonceront des violences sexuelles sur leurs enfants seront passibles de sanctions !
Les mouvements féministes demandent le retrait de cet amendementcontraire à la reconnaissance de la/les victime-s, à l'égalité des droits et à la prise en compte des violences familiales.
Ce projet de loi doit s'appuyer sur les revendications des féministes car celles ci sont construites en référence à la réalité de ce que vivent les femmes victimes de violences et non sur des stéréotypes patriarcaux, sexistes et lesbophobes.
Nous réclamons, encore une fois*, une loi-cadre qui prenne en compte nos revendications,
> contre toutes les violences faites aux femmes.
Entre autres :
  • l'extension de l'ordonnance de protection à toutes les femmes victimes de violences,
  • la prise en compte des conséquences des violences au travail par la mise en œuvre de mesures concrètes,
  • que l'éducation non sexiste et non homophobes soit inscrite dans les programmes scolaires,
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes victimes de violences,
  • la création et le renforcement de centres d'hébergement et d'accueil dédiés et gérés par des associations spécialisées
  • l'obtention d'une carte de résidente pour toute femme demandant l'asile parce que menacée ou victime de violences lesbophobes et/ou de violences sexistes et/ou de violences sexuelles,
  • l'interdiction de la résidence alternée lors d'un divorce en cas de violences sur les femmes ou les enfants...
*Le Collectif National pour les Droits des Femmes a élaboré en 2006 une loi-cadre contre les violences faites aux femmes prenant en compte la globalité des violences et l'ensemble des mesures nécessaires pour les faire reculer. Partant de ce travail, une loi a été votée en juillet 2010, mais elle est bien insuffisante. Le Cndf a «toiletté» sa loi en 2013. Nous demandons qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale et du Sénat, débattue et votée !
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Une autre loi est en préparation « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ». Ce projet de loi reconnaît, conformément à la tradition abolitionniste de la France, que la prostitution est une violence, qu'elle n'est ni un choix, ni un métier, elle abroge le délit de racolage qui fait peser le poids de la répression sur les victimes. Elle constitue une avancée .
Pour les féministes encore, l'accès au titre de séjour, pour les personnes étrangères désireuses de quitter la prostitution, doit être de plein droit et non soumis au pouvoir discrétionnaire des préfets.
C'est pourquoi, les féministes demandent l'élaboration d'une loi radicalement abolitionniste, une loi qui s'engage à aider, sans détours, y compris juridiquement, les personnes prostituées, une loi qui condamne et poursuit le système prostitueur afin d'éradiquer le proxénétisme et la traite.

photos : CDDF06